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„Les tambours et les fifres ont une mentalité différente“

Le Valaisan Robert Métrailler (63 ans) sera le nouveau président de la Fédération suisse des tambours et fifres lors de l’assemblée des délégués à la fin de l’année. Métrailler parle de : L’harmonie entre les tambours et les fifres, son style de direction – et le fendant.

Pourquoi te portes-tu candidat à la présidence de l’ASTF ?
Avant la demande de Roman Lombriser, je ne m’étais jamais posé la question. Mais j’ai presque tout fait sur la scène des tambours et des fifres : juré, compositeur, président de la CT, chef d’orchestre, président du comité d’organisation d’un concours. J’apporte avec moi un sac à dos bien rempli. Les tambours et les fifres sont très importants dans ma vie.

Portrait:

Année de naissance: 1960
Lieu de résidence: Sierre
Famille: marié avec Isabelle, 2 fils (Sébastien et Samuel), 1 fille (Céline)
Société:  Tambours et Fifres Sierrois
Fonction: ancien chef d’orchestre pendant 17 ans, aujourd’hui tambour dans la société
Profession: Secrétaire syndical jusqu’en mai 2023, depuis lors en préretraite


Quel rôle a joué la retraite anticipée dans ta décision de te présenter à la présidence de l’ASTF ?
Le facteur temps a été un point central. Car j’ai vu tout le travail que Roman Lombriser et Daniel Gachet ont fourni. Maintenant, ce sera plus facile, mais il y a encore beaucoup de travail. Le hasard a voulu que la demande et ma retraite anticipée coïncident. J’aurai plus de temps, c’est pourquoi cela me convient maintenant.

Normalement, le président de l’ASTF est soit un tambour, soit un fifre. Tu es certes tambour, mais tu as toujours travaillé avec des tambours et des fifres dans ta société et tu es sensibilisé aux deux instruments. Cela peut-il être un avantage pour ta nouvelle fonction ?
Les tambours et les fifres ont une mentalité différente. Je suis habitué depuis des décennies à ce que les tambours et les fifres aient la même importance, à ce que je sois à l’écoute des deux groupes. Ma femme et ma fille jouaient ou jouent du piccolo. En tant que chef d’orchestre, il était normal pour moi de mettre en valeur les deux instruments de manière égale.

Tu es un Valaisan, un Romand, tu as travaillé pendant des années à Berne en tant que secrétaire syndical chez Transfair. Tu parles bien l’allemand et le français comme langue maternelle. Cela aussi n’est certainement pas un désavantage dans un milieu bilingue.
Oui, je le pense aussi. J’ai dit tout à l’heure qu’il fallait écouter les gens. Pas seulement quand ils font de la musique, mais aussi quand ils parlent. C’est donc un avantage de parler et de comprendre les deux langues.

Tu as travaillé dans un syndicat. Là-bas, des valeurs comme le respect mutuel sont très importantes. Et tu es probablement habitué à des négociations difficiles avec les employeurs, au cours desquelles tu as dû trouver des compromis. A quel point es-tu prêt à faire des compromis ?
En tant que responsable de branche, j’avais des mandats de nos membres syndicaux. Des lignes rouges y étaient souvent définies : nous n’allons pas en dessous. Et c’est ainsi que je fonctionne : je ne franchis pas la ligne rouge, mais entre les deux, il y a beaucoup de place pour les compromis. C’est souvent un processus. Mais ce qui est toujours le même, c’est qu’il faut s’écouter, aller vers l’autre et comprendre quel est l’objectif de l’autre.

Quel serait ton objectif principal en tant que nouveau président de l’ASTF ?
Dans un premier temps, je serai un apprenti et je prendrai le temps d’écouter l’équipe actuelle, d’apprendre d’eux et de me faire ensuite ma propre idée. Ensuite, nous devrons peut-être développer des projets existants et en créer de nouveaux. Toujours dans l’intérêt de l’association, bien sûr. J’aimerais mentionner comme exemple très positif les Swiss Fifes & Drums Awards récemment introduits, je trouve ce projet super.

Où vois-tu les plus grands défis ?
Il sera essentiel de pourvoir les postes les plus importants au sein du comité central. Nous cherchons encore une personne pour la vice-présidence et un ou une responsable de la communication. J’imagine que la communication pourrait justement devenir encore plus importante à l’avenir. Les jeunes sont aujourd’hui beaucoup plus actifs sur les médias sociaux qu’il y a quelques années. Nous devons tenir compte de cette évolution.

Pour finir, la question la plus importante : est-ce que tout le monde en Valais boit du fendant ?
(rires) Je bois bien sûr du fendant, mais aussi volontiers les autres vins valaisans.
Interview: Philippe Müller

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